CORPS ACCORD....de EVENS SUPRÊME

Publié le par Trafficante de poésies

Corps-Accord



Viens! Viens voir combien succulentes

Sont les pensées qui bornent mon ciel.

Viens voir mon argenterie qui alimente

Le plaisir des ventres vénérant le miel.

 

En frôlant mes jambes par tes légendes,

Tes frissons me bercent par tes vagues

Où s’embûche l’homme qui appréhende

Ta méduse sans égard envers la bague.

 

Comme un nuage sans ombre qui éblouit,

Ton instinct et ta franchise s’éternisent,

Dans mon orgueil où la peur s’enfouit,

Sur mes lèvres où tes désirs s’intronisent.

 

Nos pas dévoilent à travers cette danse,

 Ta raison et mes torts qui balancent,

Tes rêves envolés croisant mes chances,

Ma chaleur et ta violence qui s’agencent.

                                                       

                                 Un collant noir qui se moule aisément

Au firmament des tes jambes musclées.

Des fesses si bien taillées, que le temps,

Se perd dans un va-et-vient dur à boucler.

 

Ah!La vive lumière qui sort de tes seins!

Le malheur semble me forcer d’oublier,

Quelques fois l’effort de tes yeux teints

Du noble labeur qui t’évite de supplier.

 

Tu murmures que le langage du corps

Crée des liens dangereux, si faire l’amour

Passe avant la nécessité d’unir nos sorts,

                                 Si m’évader en toi fera de moi un sourd.

 

Ta délicatesse m’entraîne dans ton jeu,

Où tes effluves m’usent, moi le chanceux.

Mon cœur bat entre tes cuisses, ce lieu

                               Où la mort libère la vie de l’allume-feu.

 

Tout mouillés de secrets dans nos élans

Je reste engourdi par ta force qui m’irrigue.

Oh! Que de fois je rougis en t’écoutant

Chuchoter : Étranger, que tu m’intrigues!

 

Je me rapproche de toi jusqu’à sentir,

La moiteur de tes fenêtres où la brume,

Et tes prouesses me disent de me blottir,

Même au risque de laisser des plumes.

 

                               Je renifle l’odeur qui me parle de la nuit

Où sans mots, tu me disais de te protéger,

Contre la folie subtile des doux fruits,

Du fantasme sans avenir, à l’oeil mal dirigé.

 

 

Publié dans POÊMES

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Charlotte 09/02/2008 01:52

Sans vous connaître, je devine déjà les plaisirs à danser avec vous. La moiteur qui a perlé mon corps en lisant votre poème m’annonce déjà l’effet dévastateur dont vous êtes capable. J’ai senti mes fesses se durcirent et mon souffle s’accélérer. Après la lecture, j’ai fermé mes yeux et j’ai glissé mes doigts sur votre peau. J’ai voulu vous embrasser mais je n’ai pas osé, de peur de rester figer à jamais dans cette position. J’ai ouvert les yeux et j’ai relu une deuxième fois votre poème afin de m‘en imprégner davantage.
Je devine que vous dansez aussi bien que vous écrivez, cher poète. Quel délice!