L'histoire de l'astrologie

Publié le par Trafficante de poésies

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L'astrologie de l'ancienne Egypte
L'astrologie antique, née de la nécessité de mesurer le temps en Egypte en 3000 av. J-c, fut d'abord utilisée pour établir des calendriers.
Les Egyptiens, comme chacun le sait, étaient connus pour avoir une mentalité très conservatrice ; ils présumaient que le soleil et les divinités astrales en parcourant l'espace céleste abandonnaient leur Ka (l'énergie divine). Chaque découpage de temps (heure, semaine, mois et année) se trouvait alors placé sous le patronage d'une divinité astrale, ainsi que marqué par son empreinte et ses caractéristiques pour toujours. Les Egyptiens rapportèrent et fixèrent leur chronologie sur un calendrier de fêtes qu'ils conservèrent jusqu'au bout.

On doit aux Égyptiens notamment l'invention des 36 décans gouvernés, eux aussi par des dieux. Les décans étaient des constellations qui se levaient pendant une période de 10 jours un peu avant le Soleil. De là découlent les 36 décans du zodiaque et leurs maîtres, bien connus en horoscopie.
Des documents tardifs attestent également de l'existence de 12 figures sous lesquelles se manifestait le dieu Solaire des Egyptiens. Le chiffre 12 étant tiré de la division en 24 heures du jour naturel. Soit 12 heures diurnes et 12 heures nocturnes.
Dans le livre des morts, se trouve décrit également le voyage en enfer du dieu solaire et son passage des 12 portes correspondantes aux 12heures nocturnes. Ces 12 portes rappellent fortement les 12maisons célestes de l'horoscope qui fit pourtant son apparition seulement à l'époque grecque.

L'astrologie de l'Egypte ancienne ne reposait donc pas sur une observation à chaque fois directe du ciel, mais sur l'interprétation des périodes de temps, gouvernés par des dieux, lesquelles périodes avaient chacune leur emblème, leur nom sacré et leur qualité bien déterminé.
Cela nous autorise à penser que chez les Egyptiens bien que l'espace céleste n'était pas encore représenté sous l'aspect d'un disque ou d'une roue découpée en 12 signes zodiacaux, ceux-ci avaient ressenti néanmoins le besoin de remplir chaque parcelle de leur espace-temps de qualités divines et sacrées. On suppose bien sûr que ce découpage leur servait à faire des prévisions. Je rappelle, en dernière analyse, que l'on doit ce judicieux décomptage calendaire égyptien à l'existence du Nil, qui rassemblait autour de lui toute une élite d'ingénieurs et d'astronomes bien décidés à déterminer avec exactitude les dates exactes des crues de l'eau du fleuve.

Au cours du premier millénaire, alors qu'une astrologie gréco-egyptienne connue de la population fleurissait, un courant d'astrologie ésotérique, réservé à quelques initiées menait sans faire grand bruit son chemin en parallèle. Quelques mortels privilégiés : le roi, les prêtres et certains élus recevaient dans un temple un enseignement ésotérique du grand Hermès Trismegiste (le dieu Thot égyptien) en liaison avec l'astrologie. Cet enseignement était issu de révélation sur les grands secrets de l'univers, que recevait le dieu Hermès lui-même, de différents dieux. La synthèse des lois fondamentales se trouve réuni dans la célébrissime Table d'émeraude. Cette table réunit un ensemble de maximes, parmi lesquelles se trouve énoncée une loi majeure relative au fonctionnement fondamental de l'astrologie que je reproduis ci-dessous :
"Ce qui est haut est comme ce qui est en bas et ce qui est haut est comme ce qui est bas, pour faire les miracles d'une seule chose ".

La religion astrale suméro-babylonienne
L'astrologie, plus proche de la nôtre, est née comme on l'a déjà dit à Sumer en 3000av.J-C. L'astrologie sumérienne était étroitement liée au fait religieux. Les astrologues qui contribuèrent à développer et diffuser cette astrologie, qualifiée également de "science astrale" furent les Chaldéens, peuple issu d'une dynastie de Babylonie. On comptait beaucoup de prêtres astrologues célèbres parmi eux. Les Mésopotamiens appelaient la splendeur du ciel, Anu. Anu était le vaste plafond étoilé se tenant au-dessus du monde et sur lequel s'affichait tous les messages que les dieux (les planètes et les étoiles) désiraient faire parvenir aux hommes. Par conséquent, l'observation des astres par les prêtres astrologues, perchés au sommet de la ziggourat, n'était pas menées pour comprendre et décrire la mécanique céleste mais seulement pour déchiffrer les signes qui étaient donnés par les dieux. La divination reposait essentiellement sur l'interprétation des présages célestes.
Les messagers divins étaient, Sin (la lune), Shamash (le Soleil), Ishtar (Vénus), Mardouk, (Jupiter), Nergal (Mars), Nabu (Mercure) et Saturne (Ninurta-Ninib). Ces dieux étaient les messagers d'un ordre divin et céleste. L'ordre de la nature, en somme car n'oublions pas que nous sommes à l'époque du culte de la Déesse mère. La grande Déesse (nommée Tiamat, Ishtar) régentait tout sur terre, notamment le cycle végétal annuel. C'était le temps des civilisations matriarcales. La cosmologie (science de l'univers) enseignait à l'homme qu'il avait été créé pour assurer le service des dieux et améliorer l'organisation du monde. Tout le monde œuvrait, de fait, et sans rechigner, pour l'harmonie du grand univers, dans lequel chacun se sentait inséré et partie prenante ; les messages divins se signalaient au pays, via les dieux planétaires, selon si l'ordre naturel des choses était respecté ou non.

La Mésopotamie est également le lieu de naissance de l'astronomie. D'ailleurs, à cette époque, astrologie et astronomie faisaient route commune.
En effet, persuadé de la correspondance qui existait entre les phénomènes célestes qui pouvaient s'observer (mouvement des planètes, éclipses, apparition de comètes), et ce qui se déroulait dans les sociétés humaines (guerres, paix, prospérité, épidémies, famines…) les astrologues consignèrent soigneusement pendant plusieurs siècles sur des tablettes des tonnes de notes sur leurs observations. Ces documents furent regroupés en une immense collection intitulée Enouma Anou Enlil.

Enfin, pendant longtemps, les messages en provenance des dieux planétaires n'ont servi qu'à aider les souverains sumériens à gouverner leur pays. Le collectif primait à cette époque sur l'individuel.
Ce n'est que 2000ans plus tard que l'astrologie de l'ancienne Babylonie cessa d'être un instrument de décision réservé à l'ordre et à la gouvernance du pays. La naissance alors de l'horoscope individuel -- - ce que l'on appelle de nos jours le thème astral - marque une étape majeure dans l’évolution des croyances et des pratiques astrologiques. Le premier horoscope de naissance connu date de 419 avant Jésus-Christ. Le moment de la naissance d’un individu, était censé indiquer son caractère ainsi que sa destiné..

L'astrologie hellénistique : naissance et logique d'un système.
C'est en Grèce, vers 300 av.J-c que l'astrologie va vraiment prendre de l'essor.
Elle fut tout d'abord amené en Grèce par l'astrologue chaldéen Bérose (280 av.Jc) où elle s'incorpora très vite aux croyances philosophiques existantes. La pensée grecque se nourrissait d'innombrables doctrines parmi lesquelles nous pouvons citer le mithriacisme ; le mithriacisme était une religion à mystère qui en imposait par son originalité et sa puissance. Elle enseignait que l'âme devait passer par sept degrés initiatiques, ou sept étapes planétaires.
Le récit des douze travaux d'Hercule -- se trouvait également très répandu en Grèce. Cette légende initiatique illustrait les étapes à suivre pour atteindre plus de liberté individuelle dans l'existence ; des étapes qui étaient admirablement symbolisées par le passage du soleil dans les douze signes du zodiaque.
Au point de vue technique astrologique, Pythagore grâce à sa théorie des nombres introduisit les aspects bénéfiques et maléfiques entre les planètes.
Empédocle, un autre grand philosophe grec, définit les 4 éléments fondamentaux du monde (feu, terre, air, eau)
Un système des 12 lieux (les maisons) d'origine égyptienne fut aussi mis au point durant la période grecque.
Le zodiaque (le cercle des animaux) que l'on trouvait déjà sous une forme analogue dans les hiéroglyphes, fut d'abord appelé ; le cercle des figurines (de zodion : figurine), car il ne comporte pas que des figures animales. Quoi qu'il en soit, la plupart des images animales ont été empruntées aux Babyloniens, mais habillées de vêtements issus de la mythologie grecque.
L'élaboration de l'horoscope, enfin, reposait dorénavant sur des bases mathématiques ; almanachs, éphémérides et tables d'ascension vinrent aider les astrologues que l'on appelait en Grèce "Chaldéens", à dresser leurs horoscopes.

La logique des astres
À côté de cela, nous savons que la pensée logique et causale prit son envol en Grèce par l'intermédiaire du grand philosophe Aristote. La logique causale et déterministe d'Aristote modifia considérablement les fondements de l'astrologie ; Pour les Grecs chaque phénomène était nécessairement engendré par une cause extérieure ; partant de là, les conceptions religieuses et spirituelles de l'astrologie astrale ne pouvaient plus tenir. Les planètes ne pouvaient plus être des dieux ; elles devenaient suivant les conceptions métaphysiques d'Aristote les demeures physiques des dieux.
Par exemple dans le système astrologique grec, au départ seul le soleil, la lune et Vénus eurent le privilège de porter des noms de divinités. Les quatre autres, furent appelées par leur apparence physique ; Saturne "planète de l'éclat mat", Jupiter "la resplendissante", Mars "l'ardent", Mercure le "scintillant".
Les Grecs finirent tout de même par leur attribuer des noms de dieux en mentionnant bien que les planètes appartenaient en propre à certaines divinités. Saturne était l'étoile de Chronos, Jupiter l'étoile de Zeus, Mars, l'étoile d'Ares…La lune changeante et protéiforme pouvait se manifester à travers les traits d'Artémis, d'Héra, d'Hécate…
Le logos patriarcal de la pensée grecque arracha de sa place l'ordre communiel du pouvoir matriarcal. Cette grande transition se trouve amplement illustrée par la montée de la croyance en un dieu unique, s'incarnant en la personne du Christ. Sorte de dieu le père qui dirigeait la vie des hommes de l'extérieur. Alors que les dieux planétaires mésopotamiens révélaient les expériences primordiales que réalisait cycliquement l'âme humaine, le dieu unique qui est apparu au moment de la montée du christianisme entraîna l'éloignement des dieux ; lequel éloignement se solda par l'impossibilité pour l'individu de pouvoir accéder à ce qui pouvait l'aider à prendre conscience de ce qu'il vivait.
L'apport grec changea donc profondément la pensée astrologique. Le système astrologique grec insistait à présent davantage sur l'aspect évènement et matériel. Les interprétations astrologiques prirent une coloration beaucoup plus déterministe et dépendante des influences physiques bonnes ou mauvaises des astres.
Enfin celui qui codifia le grand système astrologique grec issu des trois courants qui se croisèrent comme on l'a vu en Grèce, soit l'astrologie ésotérique d'Egypte, l'astrologie de l'ancienne Babylone, et la philosophie grecque, fut l'astronome Claude Ptolémée. Ce dernier synthétisa toutes les connaissances grecques dans le Tétrabiblos, véritable bible des astrologues.


Astrologie savante, astrologie populaire
Après l'apport grec, l'astrologie connue d'autres étapes successives de développement. Mais dans l'ensemble, on peut dire que depuis l'époque grecque l’astrologie est restée partagée entre deux grands courants .
- Un courant populaire dit encore exotérique
- Un courant savant dit encore ésotérique

Le premier concerne la prédiction proprement dite d'évènements ayant trait à la vie quotidienne et à la santé ; le second s'intéresse aux relations entre les astres et l'homme. Il préserve le libre-arbitre de l’homme que la célèbre formule de Ptolémée « les astres inclinent, mais n’obligent pas » résume bien la position.
Voici en quelques lignes, les grandes étapes que l'astrologie a connu en Europe après l'épisode grecque :

- À la faveur de quelques empereurs mécènes (Ciceron, Hadrien, Auguste) l'astrologie va beaucoup s'épanouir à Rome. Son triomphe dura de 30av.J-C à 100 ap.J-C. L'astrologie populaire devient même très à la mode. La toute puissance qu'elle procure fascine beaucoup. On s'en sert de même pour "faire de l'argent" : le dessin des signes astrologiques est utilisé pour faire des bijoux, des amulettes…
En somme, comme les Romains regardèrent beaucoup la science astrale avec le petit bout de la lorgnette de l'efficacité matérielle et utilitaire, celle-ci se vida évidemment beaucoup de son sens.

- La fin de l'empire Romain, lié à celui du paganisme -- marque le début du déclin de l'astrologie. Les nouveaux arrivants, les Pères de L'église chrétienne, critiquèrent et combattirent fortement une astrologie à leurs yeux païenne, autrement dit bonne qu'à répandre de l'illusion ; pour eux les dieux planétaires n'étaient autres que des démons ou des diables. Il faut dire que certains pères de l'église (saint Augustin surtout) n'apprécièrent guère que l'homme puisse être soumis à d'autres puissances que celle du Dieu chrétien tout puissant. Ils n'aimaient pas l'idée d'un prédéterminisme fixé par les astres. Pour les chrétiens, l'homme était prédestiné à la fin de leur vie terrestre soit à la félicité éternelle, soit à la damnation éternelle. Il n'y avait pas de place pour d'autres dieux, d'autres décrets du destin…De même que le fatalisme astral fut très mal perçu car il ôtait toute expression possible du libre arbitre.

- Au moyen-âge l'astrologie est réhabilitée ; cela grâce au grand et saint Thomas d'Aquin (1226-1274), qui réussit à concilier l'opposition entre fatalisme astrologique et libre arbitre chrétien ; la science astrale est incorporée aux doctrines de l'Eglise, elle pénètre même dans les Universités. À Padoue, à Bologne et à Milan fut institué une chaire d'astrologie. Le dicton suivant courait alors : "Un doctorat sans astrologie est comme un œil qui ne peut pas voir".

- Pendant la renaissance, de 1450 à 1650, l'astrologie est au pouvoir, elle règne sans partage. Chaque souverain a dans sa cour, un ou plusieurs astrologues. Nostradamus, l'auteur des Centuries, vit ainsi à la cour des Valois.

- Après 1650, les progrès de l'astronomie vont faire perdre à l'astrologie tout crédit dans les milieux scientifiques qui l'associent aux arts occultes. Au XVIIe s., elle devient l'apanage des sociétés secrètes comme les Rose-Croix et les francs-maçons, où elle est associée à la magie, à la kabbale et aux arts divinatoires.
Condamnée par l'Eglise, elle est finalement interdite en France en 1660 par Colbert et restera au purgatoire jusqu'au XXè s. La Grande-Bretagne devient alors le seul pays occidental où elle reste populaire.

Les différentes branches de l'astrologie du XXè s.
Après une longue éclipse, l'astrologie a resurgi au début du XXè siècle plus rigoureuse que jamais. Il n’existe plus, aujourd'hui, aucune formation officielle ni aucun contrôle étatique. Livré à lui-même, le monde de l’astrologie contemporaine est divisé en multiples chapelles et courants, dont chacun propose sa méthode et ses écoles ; disons pour simplifier beaucoup, que le mouvement astrologique de ce siècle se subdivise en six grands courants :

1. l'astrologie scientifique
2. l'astrologie ésotérique et spirituelle
3. l'astrologie empirique et pragmatique
4. l'astrologie réformée
5. l'astrologie symbolique et psychologique
6. l'astrologie mondiale

Comme l'astrologie que nous allons étudier se rattache au 4ème et au 5ème courant, je me bornerai à vous donner quelques petits éclairages sur ces deux approches.

L'astrologie ésotérique
Axée sur un "savoir caché", l'astrologie dite ésotérique se modèle sur une pensée philosophique révélée par des grands maîtres ou de grands esprits comme Hermès Trismegiste; ses vérités sont en général amenées de manière surnaturelle par des initiés et leurs transmissions restent réservés aux seuls initiés.
Hélas, le piège classique, avec ce type d'astrologie, est qu'elle pousse à croire à un certain déterminisme spirituel. Ce qui n'est pas le propre de l'ésotérisme. Le propre de l'ésotérisme est d'atteindre la connaissance à partir de l'intérieur. Or, l'astrologie ésotérique moderne, incite à imaginer l'existence individuelle soumise à une "gouvernance hautement supérieure", extérieure à soi et qui sait déjà tout à propos de l'évolution cosmique du monde vivant. Il manque donc à cette astrologie le détachement et la liberté par rapport aux symboles, que procure l'exercice de la pensée analogique.

Tout cela ne s'applique pas à l'astrologie humaniste de Dane Rudhyar. Cet auteur puise très largement les sources de sa philosophie dans la connaissance ésotérique qu'il a réinterprété et replacée dans l'optique de développer une vision holistique et libre de l'homme ; c'est-à-dire en tenant compte de la totalité de la personne qui s'incarne. Rudhyar s'est d'ailleurs beaucoup inspiré de la psychologie du Soi de Jung.
On doit enfin à cet astrologue de très grande renommée, la notion de cycle. Pour Rudhyar, "l'interprétation des cycles devrait nous aider à saisir nos possibilités de croissance et à intégrer les évènements qui les jalonnent".

L'astrologie symbolique et psychologique
Enfin l'astrologie symbolique et psychologique, s'est développé en France (1921) sous l'impulsion d'André Barbault, le plus grand astrologue français contemporain.
De quelle façon ? Comme les chances de découvrir un substrat physique qui prouverait l'existence d'une influence astrale sur les corps terrestres étaient très maigre, Barbault compris qu'il ne fallait pas s'entêter à recherche dans cette direction ; il eut alors l'idée géniale d'incorporer au symbolisme astrologique les récentes découvertes de la psychanalyse.
"Il a notamment montré que le « déterminisme » dont il était question en astrologie recouvrait précisément celui que mettait en lumière la psychanalyse. Psychologues et astrologues affirment que l’homme est soumis au poids d’un conditionnement plus ou moins important, qu’il ne naît pas libre mais le devient au terme d’un long processus.
L’adage des Anciens « le sage régit son étoile, l’ignorant est régi par elle » évoque bien la thèse psychanalytique d’une sublimation possible" .

L'astrologie symbolique s'est donc développé sur la base des découvertes psychologiques. Pour ma part, vous m'entendrez surtout vous parler de la psychologie jungienne ; car au départ de l'astrologie, il y a les symboles astraux, qui attestent de l'existence dans la psyché collective, de ce que Jung a nommé "les archétypes". C'est-à-dire des images collectives ou formes essentielles qui poussent le sujet à renouveler les mêmes expériences. On parlera en astrologie "d'archétypes astraux".

D'après ce qui précède, j'espère que vous comprendrez mieux pourquoi nous disons que le thème astral est avant tout le reflet de notre ciel intérieur…Il est la carte stellaire et archétypale avec laquelle nous allons avancer vers l'accomplissement de notre personnalité unifiée, dite le Soi.
Et ce n'est sans doute pas un vain rêve, car au commencement de l'existence, nous avons tous fixé et développé des automatismes et des conditionnements familiaux, reléguant par là même, à l'arrière-plan notre nature. Justement l'astrologie peut nous aider à renouer avec la compréhension de la langue de la nature à l'intérieur et à l'extérieur de soi.


*Je suis tombé sur ce blog en cherchant des images pour le mien. Son auteur se nomme Ysabelle, drôle de coincidence et semble être verseau???      http://astrobloglapisis.blogspot.com/




L'image du degré Sabian de cette Lunaison : "Un papillon s’extrayant de sa chrysalide. "
La capacité de transformer totalement notre conscience en modifiant radicalement le visage de notre vie quotidienne et de nos relations

L’image du symbole sabian de la NL est étonnamment simple et claire à lire. Le passage de l’état de chrysalide à celui de papillon est à mettre en relation bien sûr avec le processus de métamorphose intérieure, dit aussi, la transformation spirituelle, un processus très bien connue par exemple des alchimistes.

Se métamorphoser, pour l’homme, c’est changer totalement de conscience. La conscience fait référence uniquement à une partie de l’esprit. La conscience, c’est ce que l’on nomme aussi : la conscience du moi ou le moi conscient. C’est notre personnalité consciente, très bien représentée par le symbolisme du Lion. Au Verseau, son signe opposé, correspond le Soi Jungien. Le Soi est un nouvel épicentre ; c’est un noyau psychique nouveau de la personnalité. Jung concevait le Soi comme une totalité psychique et un centre qui ne coïncident ni l’un ni l’autre avec le moi, mais l’incluent comme un cercle plus grand en inclue un plus petit. Cette image illustre parfaitement bien l’axe Lion-Verseau, je trouve..

On peut d’autre part porter le parallèle avec le papillon un peu plus loin. Dans la nature le papillon en sortant de sa larve soyeuse deviendra ce prince ailé qui sera tant attiré par le monde de la lumière –surtout les papillons de nuit ! -. Chez l’homme, le papillon correspond à l’âme. D’ailleurs le mot grec « psyché » signifie à la fois âme et papillon. Le symbole du papillon évoque ici l’envol de l’âme vers son Soi, vers Dieu, ou vers son centre. Car qui dit cercle di centre. Le soi fait référence aussi bien à la circonférence du cercle, qu’à son centre.

Etre dans son Soi, ou vivre ses énergies Verseau, revient à changer de centre de conscience. On commence, en fait, à changer de centre, dés l’instant où les forces de l’égo-conscient résistent moins ; dés l’instant où l’on cesse de se laisser guider uniquement par sa propre volonté. Commencer à vivre dans son Soi, c’est aussi commencer à "s’alléger" , à l’image du papillon dans la nature, de l’angoisse devant un destin qui n’est que trop incompréhensible. C’est accepter de rentrer dans la rotation harmonieuse de l’univers. C’est se sentir englobé dans la totalité du grand tout ; c’est ressentir notre identité cosmique – la preuve nous en est donnée par la présence des archétypes que l’on porte en nous –

Rentrer dans son Soi, c’est passer également au stade de l’intégration de ces deux grandes puissances, que sont l’ombre et l’anima ou l’animus. Et il est vrai, que dès l’instant où l’on a commencé à faire cette intégration, nos relations avec les autres se mettent très vite à changer ; nous n’attirons plus les mêmes personnes, nous ne fréquentons plus les mêmes gens, les mêmes amis. Car il faut bien se dire que tout ce qui n’est pas conscient, et non intégré, se retrouve alors projeté sur des personnes voire sur des objets…Enfin, notre vie quotidienne s’améliore aussi beaucoup, elle devient beaucoup moins pénible à gérer ; bref notre vie change.

Comme nous nous mettons à vivre à l’unisson avec l’univers, nous acceptons tout : le bien comme le mal, l’ombre et le lumière ; l’on s’accepte tel que l’on est ; l’on est réconcilié avec soi-même, beaucoup plus serein, et cette réconciliation procure un grand sentiment de libération. On perçoit le sens des choses et l’on s’ajuste à lui.

Et comme on peut s'en douter, le cycle de cette transformation ne s’accomplit pas en une seule saison comme cela se passe pour le papillon ! En général, chez l’homme cela représente des épreuves très longues et très dures à passer.
Disons, en simplifiant beaucoup que le symbole sabian de la NL Verseau est capable de nous apporter beaucoup de lumière sur ce phénomène

Ysabelle



*Autres propos commun.....qui me ressemble........Isabelle

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