Partager l'article ! EN TOI......de ÉVENS SUPRÊME: ...
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
EN TOI
Tes doigts s’imprègnent de mes vapeurs
Par ta fougue et tes gestes tout en lenteur
Qui massent mon zéphyr velouté, fortifié.
La terre sentait couler nos pleurs parfumés.
Dans le sacré bordel de deux âmes unifiées,
La liqueur des plaisirs émanés et rallumés
Engloutit nos envies en nous faisant planer.
Dans ce foutoir, Dieu m’a pris pour Athée,
Vu qu’il est amour et bonté, il me raisonne
Et du ciel me gronde d’une peine qui actionne.
Mais connaissant l’abîme humide de l’ivresse
Et le charme du dragon attisant l’allégresse :
Sans regret, ma foi m’abandonne, Seigneur,
Car la volonté d’une lèvre mi-close demeure
La tentation d’un vagabond bienveillant.
Mon vit en feu me livre tes vœux saillants.
O ma reine, je te veux. Que j’ai soif de toi!
La fumée de ta brume me rend maladroit.
Mon rude flocon recherche ta saveur diluvienne,
Épicurien, j’humecte ton avidité à l’ancienne.
Je veux y perdre la raison et apaiser l’éréthisme.
Déjà, ma langue véloce combat ton fauvisme.
Ce soir tout va fleurir sur les nappes du fantasme.
Je veux noyer en toi tous mes mots et orgasmes.
Tout doux ma reine. Ouvre ta porte, déjà je frémis,
Le courant nous attend et voudrait qu’on aboutisse.
Dans tes yeux j’y vois même si tu me les voiles
Ô ma tendre harmonie! L’odeur de mes toiles!
Mes reins décoiffent les déesses dévotieuses
Je prends par la gorge tes hanches anxieuses.
Sous les gouttes des trous du rocher
Ma langue découvre le trésor et son muid.
Toi qui es si docile, tu dissimules de grosses fesses
Aussi jolies et souples qu’un con de duchesse!
Il n’est de membre qui n’y rentrerait avec hardiesse.
Les yeux grands ouverts, avec joie tu acquiesces.
Dans tes beaux airs je saisis le meilleur.
J’enfouis en toi l’immortel comme un piston
Imbibé d’huile et d’écume sortant du fond.
Les pétales truculentes de ta fleur éraillée
S’ouvrent au passage du frelon déployé.
Inclines-toi, la fête n’est guère champêtre.
C’est exquis, meuglant, ton entrée secrète,
Jusqu’à la moelle te dévorant en levrette.
Je rampe vers tes seins doux-songes.
Excités, ils ont la pointe qui s’allonge.
Encore faut-il que tu sois aussi étuveuse.
Je repousse le flux des vagues nébuleuses.
Souffle coupé, ton esprit déroute ma rage
Les fesses bien remplies, tu accules le passage
Tout le sang de ton corps irrigue ton visage
Tu décharges en ergotant, perçant le paysage.
Alors rien n’est plus équitable pour un dresseur
Que le hurlement soumis de son animal rassasié.
Le robuste idéal du drapeau de l’enfouisseur
C’est d’y ériger une fontaine, joutant le brasier.
Ton ciel s’éclaircit et de mon majeur je te fouille
Surchauffant ton corps qui partout se mouille.
Blottis contre l’amour, bercés par l’envie éclatée,
Nos sueurs scellent l’odeur de nos sexes dilatés
Auteur : Evens Supreme modifié le 20 Mars 2008 ©
Reproduction interdite sans le consentement des auteurs