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Dimanche 20 juillet 2008

                                                          EN TOI
 

Tes doigts s’imprègnent de mes vapeurs

Par ta fougue et tes gestes tout en lenteur

Qui massent mon zéphyr velouté, fortifié.

La terre sentait couler nos pleurs parfumés.

Dans le sacré bordel de deux âmes unifiées,

La liqueur des plaisirs émanés et rallumés

Engloutit nos envies en nous faisant planer.

Dans ce foutoir, Dieu m’a pris pour Athée,

Vu qu’il est amour et bonté, il me raisonne

Et du ciel me gronde d’une peine qui actionne.

Mais connaissant l’abîme humide de l’ivresse

Et le charme du dragon attisant l’allégresse :

Sans regret, ma foi m’abandonne, Seigneur,

Car la volonté d’une lèvre mi-close demeure

La tentation d’un vagabond bienveillant.

Mon vit en feu me livre tes vœux saillants.

 

O ma reine, je te veux. Que j’ai soif de toi!

La fumée de ta brume me rend maladroit.

Mon rude flocon recherche ta saveur diluvienne,

Épicurien, j’humecte ton avidité à l’ancienne.

Je veux y perdre la raison et apaiser l’éréthisme.

Déjà, ma langue véloce combat ton fauvisme.

Ce soir tout va fleurir sur les nappes du fantasme.

Je veux noyer en toi tous mes mots et orgasmes.

Tout doux ma reine. Ouvre ta porte, déjà je frémis,

Le courant nous attend et voudrait qu’on aboutisse.

 

Dans tes yeux j’y vois même si tu me les voiles

Ô ma tendre harmonie! L’odeur de mes toiles!

Mes reins décoiffent les déesses dévotieuses

Je prends par la gorge tes hanches anxieuses.

Sous les gouttes des trous du rocher

Ma langue découvre le trésor et son muid.

Toi qui es si docile, tu dissimules de grosses fesses

Aussi jolies et souples qu’un con de duchesse!

Il n’est de membre qui n’y rentrerait avec hardiesse.

Les yeux grands ouverts, avec joie tu acquiesces.

Dans tes beaux airs je saisis le meilleur.

J’enfouis en toi l’immortel comme un piston

Imbibé d’huile et d’écume sortant du fond.

Les pétales truculentes de ta fleur éraillée

S’ouvrent au passage du frelon déployé.

Inclines-toi, la fête n’est guère champêtre.

C’est exquis, meuglant, ton entrée secrète,

Jusqu’à la moelle te dévorant en levrette.

Je rampe vers tes seins doux-songes.

Excités, ils ont la pointe qui s’allonge.

Encore faut-il que tu sois aussi étuveuse.

Je repousse le flux des vagues nébuleuses.

Souffle coupé, ton esprit déroute ma rage

Les fesses bien remplies, tu accules le passage

Tout le sang de ton corps irrigue ton visage

Tu décharges en ergotant, perçant le paysage.

 

Alors rien n’est plus équitable pour un dresseur

Que le hurlement soumis de son animal rassasié.

Le robuste idéal du drapeau de l’enfouisseur

C’est d’y ériger une fontaine, joutant le brasier.

 

Ton ciel s’éclaircit et de mon majeur je te fouille

Surchauffant ton corps qui partout se mouille.

  Blottis contre l’amour, bercés par l’envie éclatée,

                                    Nos sueurs scellent l’odeur de nos sexes dilatés




Auteur : Evens Supreme modifié le 20 Mars 2008 ©

Reproduction interdite sans le consentement des auteurs

 

Par Trafficante de poésies - Publié dans : POÊMES
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